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| Offres d’emplois en Arabie Saoudite : Tout sur les
salaires et les critères de recrutement |
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| Nord-Sud -
24/10/2009 |
Le Bureau saoudien de l’Emploi souhaite recruter
des travailleurs en Côte d’Ivoire par le biais du ministère de Fonction publique
et de l’Emploi. A cet effet, une délégation saoudienne a rencontré récemment le
ministre Hubert Oulaye.
Une aubaine pour les chômeurs ivoiriens. Des
emplois juteux les attendent en Arabie Saoudite. Une délégation du Bureau
saoudien de l’Emploi a rencontré récemment le ministre ivoirien de la Fonction
publique et l’Emploi en vue de proposer du travail à la population ivoirienne.
Cette institution qui offre environ 1000 emplois chaque année en Arabie Saoudite
entend ouvrir des bureaux en Côte d’Ivoire pour recruter des postulants dans
tous les domaines. Elle va signer avec le gouvernement ivoirien une convention
dans laquelle seront inscrits les grands principes du projet, et surtout les
salaires minimaux à verser à deux catégories de travailleurs que sont les
employés de maison et les chauffeurs privés. Selon une source proche du dossier,
les premiers toucheront 160 dollars, et les seconds, entre 200 à 220 dollars.
160 dollars équivaut aujourd’hui 70.000 FCFA, soit le double du Salaire minimum
inter professionnel garanti(Smig) ivoirien. 200 dollars, c’est environ 94.000F.
Ces employés ne payeront pas de loyer, ni de nourriture ou de frais de santé.
Ils seront logés nourris et soignés par leur employeur. Les médecins,
infirmiers, sages-femmes, ingénieurs auront des salaires plus élevés qui seront
discutés en fonction de la compétence, de l’expérience et du diplôme. Pour
mettre fin au comportement de certains patrons qui ne payent pas régulièrement
leurs salaires, une loi est en train d’être adoptée pour contraindre tout
employeur à ouvrir, au nom de son employé, un compte où le salaire sera viré à
une date précise chaque fin de mois. L’employeur qui ne respecte pas ce délai
sera interpellé par les autorités. Les représentations diplomatiques des pays
d’origine des travailleurs vont aussi participer à ce contrôle.
Les
conditions à remplir
Le gouvernement ivoiriens et les intermédiaires saoudiens vont
d’abord signer un mémorandum. Ensuite, dans un
délai d’un mois, les saoudiens transmettront une copie de
la convention à la Côte d’Ivoire pour étude.
Après la signature, un bureau de coordination sera ouvert
à Abidjan. Tout demandeur doit être âgé
d’au moins 21 ans. Il doit se montrer compétent dans le
domaine visé. Les travailleurs de la santé et du secteur
pétrolier doivent maîtriser l’anglais. Après
l’étape de la visite médicale, les postulants
seront soumis à des tests pratiques qui seront confiés
à des structures spécialises. Ceux qui seront retenus
participeront à une formation portant essentiellement sur les
règles de la vie en Arabie Saoudite. Les employés de
maison auront droit à une initiation en Arabe, langue officielle
du royaume. Les recrutements sont ouverts à tous sans
distinction de religion. Mais, les non musulmans n’auront pas
accès à deux villes : La Mecque et Médine.
Contrairement à une rumeur, la conduite d’un
véhicule n’est pas interdite à la femme. Il est
cependant rare de voir une femme au volant dans les grandes villes. A
cause des difficultés à manœuvrer dans les
embouteillages, elles préfèrent se faire conduire par un
frère, le père ou l’époux en cas de
déplacement. La loi appliquée dans le royaume est la
charia qui précise les actes passibles d’une
exécution. Celui qui tue est tué. Un homme marié
qui commet l’adultère peut être tué
conformément à la méthode indiquée par la
charia. Toutefois, quand vous ôtez la vie et que la famille de la
victime ne souhaite pas que vous soyez exécuté, vous
êtes relâché. En cas d’homicide, la sentence
de la mort est appliquée à tous sans distinction de
religion. Quand vous n’êtes pas musulman et que vous
commettez la fornication avec un musulman ou non, c’est à
la justice qu’il revient d’apprécier. Le trafic de
drogue est sévèrement puni. Quand on prend un dealer, la
punition, c’est l’exécution. Celui qui est pris en
train d’en consommer à une punition différente de
l’exécution. Il peut être emprisonné. La
vente et la consommation d’alcool est interdite. Lorsque
quelqu’un est pris avec de l’alcool, s’il est
saoudien, il est emprisonné. S’il est étranger,
après avoir purgé sa peine, il est rapatrié.
«25 qualités de thé existent dans le pays pour
remplacer l’alcool. Celui qui ne peut pas s’en passer
gagnerait à s’abstenir. Parce que même si on ne
devait pas vous prendre, l’alcool est si rare que votre salaire
ne suffirait pas pour en acheter. Et si vous êtes pris, vous
ternirez l’image de votre pays parce qu’on dira
publiquement qu’un Ivoirien a été
arrêté avec de l’alcool », prévient un
spécialiste de la loi saoudienne. Les casiers judiciaires des
candidats seront réclamés et ceux qui n’ont pas un
passé exemplaire peuvent être éliminés
à ce niveau.
Cette mission est la première du genre dans la
sous-région. Les saoudiens sortent à la recherche de
mains d’œuvres à travers le monde parce la politique
d’immigration dans le royaume ne permet pas à un
étranger de s’y rendre avant d’y chercher un emploi.
Quand vous allez pour le hadj, vous avez un ‘’visa
hadj’’ qui ne vous autorise à séjourner en
Arabie Saoudite que dans la période du hadj. Passé ce
délai, si vous êtes pris sur place, vous êtes
automatiquement rapatrié. Pareil pour les ‘’visas
tourisme’’. En dehors de ces cas, le visa n’est
délivré que lorsque l’on est sûr que le
demandeur a un employeur. Si un employeur fait venir un travailleur et
que celui-ci fait engager un autre plus offrant, si on
l’arrête, le premier se désengage et il est
rapatrié. La Côte d’Ivoire a été
choisi après une étude sous-régionale qui a
révélé que le pays a un taux de chômage
relativement élevé. En plus, elle a montré que la
population ivoirienne est la plus apte à se conformer à
la loi saoudienne. « L’étude a
démontré que les Ivoiriens sont
généralement pudiques », précise notre
source. Le candidat qui a été retenu après tous
les tests et qui a participé à la formation a
d’office un emploi tout en étant sur une liste
d’attente : « En fonction des besoins, les visas sont
délivrés et vous-vous rendez en Arabie Saoudite à
la charge de votre employeur. On peut former 60 personnes pour 50
places. 50 personnes s’en vont et les 10 restent sur la liste
d’attente. Dès qu’il y a une nouvelle offre, ceux-ci
partent immédiatement ». Sur place, les chauffeurs
subissent un dernier test avant d’avoir le permis de conduire
saoudien.
Les avantages offerts par
le royaume
Le travailleur est engagé avec un contrat de deux ans. Après
ces deux ans, il a droit un contrat à durée indéterminée avec un mois de congé
tous les deux ans. A cette occasion, il a droit à un voyage dans son pays
d’origine aux frais de l’employeur. «Si l’employeur est satisfait de son employé
(surtout les employés de maison), il peut augmenter son salaire. Tout dépend du
caractère du travailleur et de son éducation. Il ne doit pas se rebeller.
Certaines personnes partis pour deux ans ont passé plus de 30 ans chez leurs
employeurs qui ont décidé d’engager d’autres personnes pour s’occuper des
premiers employés qui font désormais partie de leur famille », révèle un témoin.
Les premiers recrutements sont prévus dans quelques mois. Bonne chance à tous
!
Cissé Sindou
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| Emplois Côte d’Ivoire, SOS
chômage! |
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| Le Journal De L'Economie -
13/10/2009 |
Personnes en quête d’un nouvel emploi, diplômés à
la recherche du premier emploi, la palette de chômeurs est aussi vaste que
diversifiée en Côte d’Ivoire.
La fonction publique ivoirienne compte 114
000 fonctionnaires en 2009, mais avec une moyenne d’environ 3000 départs à la
retraite chaque année. Dans le secteur privé, le nombre d’emplois stables était
évalué à 556 000 en 2000. Jusqu’en 2008, le privé a rayé près de 56 000 postes.
Soit 10,07% du portefeuille des salariés, selon Jean Louis Billon, le président
de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI). Côté CNPS
(Caisse Nationale de Prévoyance Sociale), sur 26 000 entreprises déclarées pour
550 000 emplois en 2002, ces chiffres sont descendus, sous le poids de la crise,
à 13 124 sociétés pour moins de 300 000 postes en 2006. Un taux de 44% d’emplois
perdus sur cette période. La baisse des emplois salariés est notable depuis
2002. De 41,5%, le volume total de ce type d’emplois a été réduit à 37,1% en
2008.
Par CAROL OFFI
Carol.offi@jde-ci.com
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