AFRICMAPCVTHEQUE.CONSEILBUSINESSMEN

RECHERCHE D'EMPLOI

Entretien d'embauche : comment faire la différence ?
Entretiens : le petit truc qui peut tout changer

Dans le rythme fou des recrutements, votre seul CV ne fait parfois pas toute la différence. En revanche, certaines qualités, certains traits de personnalité plaisent tout particulièrement aux recruteurs. Conseils pour oser les mettre en avant.

« Autrefois, on demandait aux salariés de déposer leurs âmes à l'entrée du bureau. Aujourd'hui, on accorde à chaque personne le bénéfice de venir entier. Chaque personnalité est même considérée comme une richesse pour l'entreprise. » Julie Monrolin, coach professionnelle, travaille régulièrement avec des recruteurs. Pour elle, dans un entretien d'embauche, « le subjectif joue désormais tout autant que l'objectif. » A savoir : au-delà de vos compétences, votre caractère a son importance dans votre recrutement.

De l'authenticité avant tout
« Les recruteurs sont avant tout attentifs à votre authenticité, explique Julie Monrolin. C'est pour eux la preuve d'une bonne connaissance de soi. » Une seule consigne, donc : quoi qu'il arrive, restez vous-même ! « Quelqu'un d'authentique, c'est quelqu'un qui est loyal, qui est franc, qui est honnête, reprend la coach. Et c'est un gain de temps énorme pour un recruteur car c'est l'assurance que la personne ne vous trompe pas et qu'elle peut vraiment correspondre au job. »

Savoir qui on est exactement
A l'authenticité s'ajoute l'humilité : « Mais attention ! On se méprend souvent sur la vraie définition de l'humilité, prévient Julie Monrolin. Cela signifie qu'on sait exactement ce qu'on est, ce qu'on a et ce qu'on vaut. » Ne se croire ni mieux, ni moins bien que les autres candidats, donc. « De toutes façons, mieux vaut ne jamais se comparer à personne, » conseille la coach.

Connaître vos ambitions professionnelles
Pour elle, l'essentiel est avant tout de bien réfléchir au sens que l'on veut donner à sa vie professionnelle. C'est évidemment l'inévitable interrogatoire sur le « comment vous voyez-vous dans 5 ans ? ». « Cette question sert surtout à voir si vos ambitions professionnelles s'inscrivent dans ce que l'entreprise est capable de vous offrir, décrypte Julie Monrolin. Un recrutement coûte cher et on ne va pas former quelqu'un si on sait d'avance qu'il partira dans quelque temps »

Tiphaine Réto © Keljob.com - Janvier 2009

Entretien : que répondre aux questions les plus courantes ?

Ce qu'il faut répondre aux recruteurs

 

Les questions habituelles, voire inévitables de l’entretien d’embauche, vous les connaissez. Depuis « racontez-moi votre parcours » jusqu’à « que pensez-vous apporter à ce poste ? », en passant par « vos qualités et vos défauts ? », vous n’y échapperez pas. Alors autant se tenir prêt !

Racontez-nous votre parcours

Demandez d’abord de combien de temps vous disposez : 10 minutes ? 20 minutes ? Puis racontez votre cheminement, en mettant l’accent sur les aspects qui jouent en votre faveur (juste pour éveiller l’intérêt et susciter des questions, pas plus).

Ne vous embourbez pas dans des explications lourdes ou hasardeuses, du style « … comme je ne savais pas trop quoi faire, je me suis dit tiens je vais essayer ça… ». Et ne vous présentez jamais en victime. « L’idéal est de s’entraîner à voix haute, seul ou devant des proches, car l’exercice est comme un one man show. Donc il ne s’improvise pas », conseille Wilhelm Laligant, directeur général d’Advancers Executive, cabinet de chasse de tête parisien.

Qu’avez-vous retiré de telle expérience ?

Mettez en avant, point par point, les compétences acquises. Mais attention, quels que soient vos sentiments, soyez toujours positif, y compris avec les aspects négatifs. Il ne s’agit pas d’un règlement de comptes, donc ne critiquez personne non plus. « J’avais moins de prédispositions pour effectuer telles tâches, mais je les ai quand même prises en charge » (= je suis ouvert d’esprit), passe mieux que « je n’avais aucune envie d’effectuer telles tâches, je n’ai pas étudié pendant 5 ans pour les faire, mais comme mon ancien patron se croyait tout permis… »

Le recruteur vous a décrit le poste. Il vous demande si vous souhaitez en savoir plus…

Un « non » risque fort d’être entendu comme « je suis venu les bras ballants », alors vous avez tout intérêt à montrer que vous avez bûché votre sujet. « Attention à ne pas inverser les rôles et devenir trop directif. Quelques questions pertinentes, cela ne signifie pas faire passer un interrogatoire au recruteur », prévient Wilhelm Laligant.

Pourquoi ce poste vous intéresse-t-il ?

Votre argumentaire doit simplement montrer qu’il est logique pour vous d’évoluer vers cet emploi. Vous pouvez même le dire : « c’est un enchaînement logique par rapport à mon parcours… ». Puis démontrez pourquoi en insistant sur les points de corrélation avec vos expériences antérieures. Bien entendu, tout autre élément créant du lien avec le poste est à mettre en avant (un hobby, des traits de caractère, etc.)

Avez-vous répondu à d’autres offres ?

Répondez franchement, et dans tous les cas justifiez. Si la réponse est oui, dites par exemple : « je ne vous cache pas que ma recherche est active, mais le poste que vous proposez est celui qui m’intéresse le plus ». Mais ne dites pas : « Oui, car si ça ne marche pas avec les autres, il faut bien que je me rabatte sur quelque chose ».

Vos principales qualités et vos pires défauts ?

L’une des questions les plus redoutées des candidats ! Le plus dur étant de se trouver des défauts, et de ne pas se tirer une balle dans le pied. Car certaines qualités et certains défauts conviennent mieux que d’autres selon le poste. Wilhelm Laligant conseille la carte du « j’ai les défauts de mes qualités », à utiliser sur le ton de la plaisanterie. Par exemple, vous pouvez dire que vous êtes rigoureux, et parfois trop carré…

Parlez-nous de vos pires échecs

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, tout le monde le sait. Mais quels que soient les échecs dont vous parlerez, montrez que vous avez pris de la distance par rapport à eux, et finissez toujours sur une note positive. Comme par exemple : « je n’avais jamais travaillé dans ce type de contexte, et j’ai beaucoup appris ».

Quelles sont vos prétentions salariales ?

Certains recruteurs conseillent de donner une échelle salariale, mais pas tous. Pour Wilhelm Laligant, mieux vaut se montrer plus direct et donner un montant unique, au-dessous duquel on ne souhaite pas aller. Bien sûr, il faut justifier : par rapport au marché, à son expérience, etc.

Sinon, votre petit(e) ami(e) fait quoi dans la vie ?

Les questions personnelles, on le sait, c’est interdit. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Ne vous braquez pas, vous risqueriez de passer pour un rigide, mais selon votre choix, répondez simplement, ou essayez de demander (toujours avec le sourire !) en quoi la question est liée au poste.

Avez-vous des questions ?

Si vous êtes en panne de questions, dites : « vous m’avez déjà donné beaucoup de réponses », et renseignez-vous plutôt sur la suite des évènements. Enfin, réitérez votre motivation pour le poste.

Priscilla Franken© Keljob.com

Préparation et entretien d'embauche

Entretien de recrutement : votre programme d’entraînement

La préparation à un entretien d’embauche est un peu comparable à une course de fond. Sans un mental affûté, vous ne franchirez pas la ligne d’arrivée. A vos marques…

Etape 1 : imaginez une entrevue parfaite
Entraînez-vous à visualiser ce qui vous attend et imaginez une entrevue qui se déroule bien. On évitera les petits mots réducteurs que votre cerveau va prendre au pied de la lettre, comme le fameux « j’ai peur ». « Un candidat doit anticiper un face-à-face où il ressort gagnant, plutôt que de débarquer en se disant qu’il ne va pas y arriver », avertit Dominique Legoubey, responsable de la société Shiatsu-Coaching.
Gardez à l’esprit que vous devez marquer des points pendant l’entretien. Vous n’êtes pas seul sur le marché, d’autres concurrents sont sur la même piste. Votre savoir-être doit faire la différence dans la dernière ligne droite. « Il faut se préparer à avoir une attitude d’offreur de services plutôt que de demandeur d’emploi », souligne Philippe Laurent. Lors de l’entretien, parlez de vous comme si vous défendiez votre propre entreprise. Vous avez un client en face de vous qui attend d’être convaincu.
Si cela vous aide, vous pouvez simuler un entretien avec une personne de votre entourage, à condition qu’elle soit plutôt neutre. Parler tout haut a aussi des vertus : « c’est un bon moyen de mettre ses idées et son plan de bataille en place. »

Etape 2 : pensez positif
Le mental, rien que le mental. Avec un moral dans les chaussettes, vous ne viserez pas les sommets. « Pour gagner en confiance pendant votre préparation, vous pouvez vous rappeler vos succès, ou quelque chose dont vous êtes fier professionnellement », conseille Philippe Laurent. « Ne mettez pas les doigts dans la prise de l’énergie négative », abonde Dominique Legoubey. Vous avez sans doute en vous des réserves de bons souvenirs pour recharger vos batteries. Une petite soirée entre amis, des vacances inoubliables… « Il faut être conscient des choses sympas dans la vie, on porte cette énergie en soi. » A vous de la libérer.
Ne négligez pas le sport pour tonifier votre confiance et vous aérer les neurones. Optez pour une activité qui vous correspond, et dans la limite de vos capacités. Vous pouvez aussi vous fixer des objectifs : rien de mieux qu’un petit défi pour entretenir sa motivation !

Etape 3 : prenez soin de votre image
Votre image est un facteur important dans la quête de victoire, en particulier si vous devez vous reprendre en main, après un licenciement par exemple. Le laisser-aller est un ennemi sournois ! Une petite coupe chez le coiffeur, un rasage de près, des vêtements propres et qui vous mettent en valeur… Tous ces petits détails sont importants pour redorer une image et fouetter la confiance. « Un simple petit détartrage peut aider », résume Dominique Legoubey. Car l’abandon de soi n’est pas la meilleure façon de relever un défi.

Etape 4 : anticipez l’entretien
Se préparer à un entretien, c’est d’abord se renseigner sur l’entreprise. Que fait-elle ? Quelle est sa position sur le marché ? Ses perspectives de croissance ?… Vous gagnerez du temps en consultant son site internet. « Le mot du président est souvent instructif pour glaner des informations sur la culture et les valeurs de la maison », souligne Philippe Laurent, fondateur de Project Coaching Associés. Renseignez-vous aussi sur la fonction que vous souhaitez occuper. Une fois votre enquête terminée, pensez à mettre sur papier les grandes idées que vous souhaitez développer pendant l’entretien.
Préparez-vous également à faire face aux questions pièges, en listant vos qualités et vos défauts, vos échecs et vos réussites… Rien ne vous empêche d’imaginer un pense-bête sur les erreurs à éviter pendant l’entrevue (je n’arrive pas en retard, j’éteins mon téléphone portable, je prends de quoi écrire,…)
Enfin, votre interlocuteur vous demandera sans doute si vous avez des questions à lui poser. Elles doivent être pertinentes ! Là encore, dressez une liste. Attention toutefois aux mauvaises formulations qui peuvent traduire une inquiétude.

Etape 5 : inspirez, expirez
Le rendez-vous approche. Vous êtes dans la salle d’attente, dans l’ascenseur qui vous conduit au 4e étage. Vous avez les mains moites, le cœur palpitant… Si vous sentez monter cette sensation qui s’appelle anxiété, pas de panique ! Il existe un moyen très simple de combattre ce stress légitime : maîtriser sa respiration. « Respirez calmement trois fois en canalisant votre esprit sur le mouvement du ventre », prescrit Dominique Legoubey. Pour que cette méthode soit efficace, vous devez maintenir vos deux pieds à plat sur le sol.
Après, c’est à vous de jouer !

Olivier Pierson@Keljob.com - juin 2009


ANALYSE DES SECTEURS D'ACTIVITE

1

Assistanat secrétariat

Les Métiers du Secteur

Assistante de gestion PMI/PME

Collaborateur administratif polyvalent, l’assistant de gestion PME/PMI est chargé du suivi des dossiers administratifs, commerciaux et comptables de l’entreprise.


Sa maîtrise des techniques de communication et du traitement de l’information, ses aptitudes à organiser ses connaissances dans le domaine comptable et commercial en font un collaborateur privilégié de la direction d’entreprise. Ce type de poste est le plus souvent tenu par une femme.

Dans une petite et moyenne entreprise (PME), les tâches de production occupent une grande partie du temps et de l’énergie du chef d’entreprise. Dans ce contexte, l’assistante de gestion PME/PMI est une collaboratrice de premier plan.
Polyvalente l’assistante de gestion doit être en mesure de prendre en charge une multitude de tâches aussi différentes que l’organisation, la communication, la comptabilité, la gestion du personnel, l’action commerciale, la finance et la fiscalité.
Introuvable, l’assistante de gestion idéale doit savoir tout faire.

Elle veille à la bonne circulation de l’information à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise : gestion du courrier, des communications téléphoniques, de la documentation, des fichiers clients, des actions de promotion relatives aux produits ou services de l’entreprise. 

La bureautique n’a pas de secret pour elle (tableur, gestion de bases de données, classement, production et reproduction de textes et de documents…).

Sous le contrôle du chef d’entreprise, elle organise le rythme d’activité  (gestion du temps, réunions, voyages et déplacements). Elle assure la gestion administrative du personnel (mise à jour des dossiers personnels, suivi des absences et des congés, législation du travail…).

Elle assure également le suivi des relations avec les clients, les fournisseurs, les banques, les services fiscaux et les organismes sociaux. 

Elle gère les opérations courantes liées à la trésorerie de l’entreprise et supervise les opérations d’approvisionnement et de livraison. Elle participe aussi à l’élaboration et au lancement des actions commerciales menées par l’entreprise (études de marché et de concurrence). 

Les qualités premières de cette femme orchestre : rigueur, méthode, sens de l’organisation, discrétion, initiative et autorité.

Opératrice de saisie

L’opératrice de saisie est une spécialiste du clavier d’ordinateur. Elle saisit des documents ou des données, manuscrits ou enregistrés ou des informations destinées à alimenter des bases de données sur un micro-ordinateur.

L’opératrice de saisie a remplacé l’ancienne dactylo avec des compétences nouvelles. Elle classe, pointe, vérifie les documents nécessaires à la saisie des informations pour un ou plusieurs services de l’entreprise. Elle effectue désormais avec des outils informatiques l’enregistrement des données alphanumériques, numériques ou comptables. Selon la taille de l’entreprise, elle peut aussi assurer le tri et la distribution du courrier, la gestion des commandes et des stocks de fournitures de bureau.

Le travail s’effectue dans un bureau ou en centrale de saisie à partir de consignes précises et en fonction de délais à respecter. Cela nécessite des échanges d’informations avec les autres services. Les horaires sont en général réguliers.

L’opératrice de saisie travaille dans les grandes entreprises et les PME ou - par le biais du télétravail - à domicile.

Hôtesse d'accueil

L’hôtesse d’accueil renseigne et oriente les visiteurs ou les clients. Aux missions d’accueil proprement dites s’ajoutent souvent des tâches de réception téléphonique ou de secrétariat.

Si la fonction essentielle d’une hôtesse d’accueil est la réception et l’information du public, ses missions peuvent être très diverses suivant les lieux ou entreprises où elle exerce.

En entreprise, elle oriente les visiteurs dans les locaux, les dirige vers les services compétents, répond aux demandes d’information, effectue des réservations de taxi. Elle joue également très souvent le rôle de standardiste, tout en assumant des tâches de secrétariat (classement, traitement de texte, mise à jour de fichiers).

Dans les foires et les salons, outre l’accueil, elle remplit fréquemment une fonction de démonstratrice ou d’interprète. Dans les structures touristiques (offices de tourisme, villages de vacances…), elle incite le public à séjourner dans la région, l’informe sur les hébergements, le patrimoine touristique, les animations culturelles et peut effectuer elle-même les réservations d’hôtels ou de spectacles. Dans l’hôtellerie, c’est elle qui prend en charge les arrivées et les départs, réserve les chambres et donne des renseignements touristiques. Dans les aéroports, elle est chargée de l’accueil et de l’embarquement des passagers. Enfin, dans l’administration (mairies, ministères…), elle guide les visiteurs dans leurs démarches et les aide dans la rédaction de formulaires.

Dans tous les cas, certaines qualités de base sont exigées : excellente présentation, goût du contact, résistance nerveuse, maîtrise d’au moins une langue étrangère et, bien sûr, courtoisie à toute épreuve. Souvent, les hôtesses sont recrutées le temps d’un salon ou d’une saison. Mais des postes stables existent dans les entreprises et les magasins. A savoir : hôtesse d’accueil n’est que très rarement un emploi à vie. Il faut donc prévoir des possibilités de reconversion.


compteur de visites gratuit